Finances et Impôts

 

Une hausse maîtrisée

Pour la première année depuis onze ans, le Conseil municipal a décidé d’augmenter les taux des trois taxes directes locales de 3% :
 

Cette hausse, largement inférieure à la moyenne des augmentations votées par les communes et les départements en 2009, a été imposée par la forte baisse du rendement des droits de mutation, conséquence de la crise immobilière. Par ailleurs, la Ville a enregistré également une diminution des montants des compensations dues par l’Etat. Dans ces conditions, et afin de conserver le niveau d’autofinancement permettant de réaliser l’ensemble du programme d’investissement, il s’est avéré indispensable de procéder à un relèvement du taux des taxes foncières et de la taxe d’habitation de 3%.

De 1998 à 2009, la ville a réussi à maintenir ses taux constants, tout en menant à bien l’aménagement de la Croix de Berny, en lançant la rénovation du quartier du Noyer Doré, en construisant le nouveau marché du centre-ville, la crèche « La Source » et l’école « André Pasquier », pour ne citer que ces réalisations, et en rénovant des dizaines de rues.
Cela n’a pas été facile et peu de villes ont été capables, pendant cette période, de ne pas augmenter la pression fiscale.

Une conjoncture qui impacte l’ensemble des collectivités

Il faut, en effet, bien comprendre le contexte dans lequel s’exerce l’activité de la commune. Une part importante de leurs ressources provient des dotations de l’Etat, au titre, notamment, de compensations de réductions d’impôts pour les contribuables, qui augmentent, chaque année, sensiblement moins que l’inflation, voire restent figées. Avec de telles ressources, il est difficile de faire face à la pression qui s’exerce sur les dépenses :

Comment répondre à de telles demandes avec des ressources dont une part importante est pratiquement figée, sans augmenter la pression fiscale ? C’est, pour les maires, la quadrature du cercle !

Ainsi, la crise immobilière a eu des effets dévastateurs sur les finances des villes. Une majorité d’entre elles a été contrainte d’augmenter ses taux dans des proportions considérables. Ainsi, Paris a augmenté la taxe d’habitation de 11,7%, Nantes de 14,3%, Grenoble de 11,9%, Rennes de 11,2%, ou encore Lyon de 6%. Les villes des Hauts-de-Seine n’ont pas échappé à cette évolution : Asnières a relevé sa taxe d’habitation de 17% et Malakoff de 9%.

 

Des taux modérés

Les taux applicables à Antony restent toutefois fort modérés. Pour la taxe d’habitation, Antony se situe, parmi les villes comparables (de 50 000 à 100 000 habitants), à la 8e place sur 82 villes. Elle n’est devancée que par des villes sensiblement plus favorisées, comme Neuilly-sur-Seine, ou les communes qui bénéficient des retombées des tours de la Défense.
Pour la taxe foncière sur les propriétés bâties, Antony est 17e sur 82.

 

Evolution des taux de la taxe d’habitation des villes de la CAHB et des villes limitrophes à Antony.

Ville

2002

2004

2006

2008

2009

Antony

11,07

11,07

11,07

11,07

11,40

Bagneux

14,43

14,94

15,24

15,24

15,98

Bourg-la-Reine

12,69

13,18

13,58

13,95

14,41

Châtenay-Malabry

14,03

14,03

14,50

14,50

14,50

Clamart

14,27

14,27

14,27

14,27

14,50

Fontenay-aux-Roses

11,42

11,76

12,08

12,08

12,67

Fresnes

14,60

15,04

15,65

16,13

16,45

Le Plessis-Robinson

12,62

13,07

13,07

13,07

13,45

L’Haÿ-les-Roses

15,12

16,63

17,27

17,76

18,38

Massy

14,36

14,36

14,36

14,36

14,36

Sceaux

10,35

11,37

12,06

13,76

13,79

Verrières-le-Buisson

13,86

14,48

15,42

15,73

16,04

Wissous

5,79

5,79

7,30

7,30

12,05

 

De toutes les villes des environs, Antony a le taux de taxe d’habitation le plus bas : 11,40 %, sans que les services rendus aux habitants, ou la propreté des rues, ou la qualité des espaces verts le ressentent.

***


Budget 2010

Nouveau record pour l’investissement !

Le budget présenté par le groupe « Antony pour tous » et voté par le Conseil municipal pour l’année 2010 donne, comme les années précédentes, la priorité à l’investissement.
Avec 44,2 millions d’euros, nouveau record, supérieur de 3 millions d’euros au budget de l’an dernier, il permettra de réaliser la rénovation urbaine du quartier du Noyer Doré, la construction ou la réhabilitation de plusieurs équipements importants et attendus, tout en poursuivant l’exécution du programme de rénovation de la voirie et des bâtiments publics.

 

Les grandes lignes du budget 2010

- Niveau record des investissements : 44,2 millions d’euros
- Nouvelle augmentation de l’excédent de fonctionnement
- Stabilité des taux des impôts locaux

1) Priorité à l’investissement

Les grands projets

Quatre équipements seront achevés d’ici la fin de l’année :

- Rénovation du Château Saran, au Parc Heller
Ouverture prévue : automne 2010

- Construction de 4 nouveaux courts de tennis couverts au stade Georges Suant.
Ouverture prévue : septembre 2010

- Rénovation du gymnase La Fontaine
Ouverture prévue : septembre 2010

- Réalisation d’un espace jeunes boulevard Brossolette
Ouverture prévue : décembre 2010.

Plus de 4 millions d’euros seront consacrés à la réalisation de ces quatre projets dans le budget 2010.

 

Les projets en cours

3,3 millions d’euros seront consacrés à la poursuite de grands projets commencés en 2009, mais qui ne s’achèveront qu’au cours des prochaines années.

- Reconstruction du cinéma « Le Select » et construction de la ludothèque
Début des travaux : mi 2011
Ouverture prévue : mi 2013
Budget alloué en 2010 : 1,5 millions d’euros

- Réalisation d’une crèche de 60 berceaux, avenue Aristide Briand
Ouverture prévue : fin 2011
Budget alloué en 2010 : 1,2 millions d’euros

- Construction du futur ensemble associatif, place des Anciens Combattants d’Afrique du Nord
Début des travaux : fin 2011
Ouverture prévue : mi 2013
Budget alloué en 2010 : 0,2 million d’euros

- Aménagement du futur Parc des Bas Graviers
Début des travaux : fin 2010
Ouverture prévue : mi 2013
Budget alloué en 2010 : 0,4 million d’euros


Logement social

- Attribution d’une subvention pour surcharge foncière à Antony Habitat pour la réalisation du programme de 120 logements sociaux aux Bas Graviers
Fin des travaux : fin 2012
Budget alloué en 2010 : 0,1 million d’euros

- Acquisition de logements sur le marché immobilier dans le cadre de la Charte du Logement Solidaire
Budget alloué en 2010 : 0,8 million d’euros


Développement économique

- Etude sur l’enfouissement éventuel de la ligne à haute tension et travaux de signalétique à Antonypôle
Budget alloué en 2010 : 0,4 million d’euros

- Aménagement des espaces verts avec notamment, le réaménagement du Jardin du Souvenir au cimetière
Budget alloué en 2010 : 0,4 million d’euros


Noyer Doré

La rénovation urbaine du quartier se poursuivra en 2010 :12,3 millions d’euros sont inscrits au budget à cette fin.

- Nouvelle médiathèque Arthur Rimbaud, place des Baconnets
- Ouverture prévue : octobre 2010
- Construction d’un nouveau complexe sportif situé à proximité du Centre Lionel Terray
- Début des travaux : été 2010
- Ouverture prévue : fin 2011
- Réaménagement des locaux de l’actuel Centre culturel Lionel Terray pour y accueillir des activités consacrées, tout particulièrement, aux jeunes du quartier
- Travaux : fin 2010
- Etude pour la construction d’une salle des fêtes sur le site de l’actuelle Maison du Mont Blanc
- Début des travaux : 2011
- Ouverture prévue : été 2013


Travaux de voirie

Avec près de 13 millions d’euros inscrits au budget, la ville entend continuer à améliorer le cadre de vie de proximité des Antoniens.

Enfouissement des réseaux électriques et téléphoniques dans 34 rues (budget alloué en 2010 : 5 millions d’euros)
- 8 rues du quartier Léon Blum
- 7 rues du quartier Barthélémy
- 7 rues du quartier Jules Ferry
- 6 rues du quartier du Beau Vallon
- 5 rues du quartier P. Bert

Reconstruction de 14 rues (budget alloué en 2010 : 4,7 millions d’euros)
- rue Michel Ange
- rues Einstein et Anatole France au Noyer Doré
- rues de Chateaufort, de la Pépinière et de la Fontaine-Grelot dans le quartier La Fontaine
- rue des Roses et la rue du Docteur Schweitzer dans le quartier Pajeaud
- rue Mozart, la rue de l’Ancien Château et la rue Voltaire dans le quartier Fenzy
- rue René Roeckel dans le quartier de l’Hôtel de ville
- rue des chardonnerets et la rue des canaris dans le quartier des oiseaux

construction de la rue Pierre-Gilles de Gennes près du collège Descartes

- Aménagement de circulations douces et achèvement de la mise en zones 30 ou en zones à priorité piétonne de l’ensemble de la voirie résidentielle.
Fin des travaux : fin 2010
Budget alloué en 2010 : 0,5 million d’euros

- Mise aux normes d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite (1ère tranche)
Fin des travaux : 2015
Budget alloué en 2010 : 0,5 million d’euros

- Autres travaux : entretien des chaussées, trottoirs, éclairage public, signalisation,…
Budget alloué en 2010 : 2,3 millions d’euros


Ecoles

Après avoir largement bénéficié du plan de relance en 2009, les écoles seront encore à l’honneur en 2010 avec 2,2 millions d’euros inscrits au budget. L’accent sera mis cette année, tout particulièrement, sur les travaux destinés à maîtriser la consommation d’énergie.

- installation, dans toutes les écoles, de robinets thermostatiques
- remplacement des chaudières dans plusieurs écoles (André Chénier, Paul Bert)
- réalisation de travaux d’isolation, comme le remplacement des menuiseries extérieures des écoles Paul Bert et Pajeaud, l’étanchéité de la toiture de l’école - des Rabats maternelle et le remplacement de la verrière de l’école maternelle Jean Moulin.

D’autres travaux, très attendus, seront également réalisés en 2010 :

- rénovation des sanitaires des deux écoles élémentaires Pajeaud et Velpeau
- réfection des cours de l’école maternelle La Fontaine et de l’école élémentaire Pajeaud.
- aménagement d’un vestiaire pour le personnel à l’école maternelle des Rabats
- adaptation des locaux à l’ouverture de cinq nouvelles classes informatiques dans les écoles A. France, Paul Bert, Jules Ferry, du Noyer Doré et F. Buisson.
- Trois nouveaux tableaux numériques seront également installés dans le cadre de projets décidés par les écoles.


Petite enfance

Avec près de 1,1 millions d’euros prévus, un effort important sera également consenti en 2010 en faveur des crèches :

- Remplacement des menuiseries extérieures : crèche La Fontaine, Blé en Herbe, Eau Vive, Arc en Ciel, Farandole.
- réfection de l’étanchéité de la terrasse de la crèche des Petits Princes
- Installation de robinets thermostatiques tous les établissements de la Petite Enfance.
- ouverture d’un deuxième RAM (Relais Assistantes Maternelles) dans le quartier Pajeaud
- travaux sur le local des assistantes maternelles de la résidence Champagne pour y permettre l’ouverture d’une nouvelle antenne du RAM Brossolette.


Jeunesse

De nombreux travaux seront également réalisés sur les bâtiments liés à la jeunesse :

- la toiture de la Maison Verte sera rénovée, le local du Nouveau Souffle sera agrandi, et le centre de loisirs du Parc Heller bénéficiera de travaux d’aménagement
- des menuiseries extérieures seront remplacées au Centre de vacances de Kerjouanno.
- Les services techniques lanceront une étude de faisabilité et de programmation au sujet de la construction d’un nouveau centre de loisirs sur les sites de Paul Roze et des Castors


Sport

Outre la construction de nouveaux courts de tennis couverts et la réhabilitation du gymnase La Fontaine, 0,4 million d’euros seront consacrés aux équipements sportifs en 2010.

- réfection de trois vestiaires collectifs utilisés par les footballeurs au stade G. Suant
- aménagement d’un terrain de tir à l’arc au bas du terrain du CML des Castors

 

2) Plus de services pour des dépenses maîtrisées

Une augmentation limitée des dépenses de fonctionnement

Le budget de fonctionnement n’augmentera que de 1% en 2010 :

- des économies substantielles ont été réalisées à la suite du renouvellement des marchés (éclairage public, télécommunications, mobilier urbain)
- les investissements importants effectués les années précédentes réduisent certaines dépenses de fonctionnement : les caméras de vidéo protection limitent - les dépenses de gardiennage, les travaux d’isolation thermique des bâtiments communaux réduisent les consommations d’énergie,…

Ces économies importantes permettent à la ville d’augmenter très sensiblement son excédent de fonctionnement malgré :

- un effort d’amélioration de la qualité des services dans la gestion des espaces verts et de l’élagage des arbres d’alignement
- une nouvelle augmentation de la subvention versée au Centre Communal d’Action Sociale pour soutenir son engagement en faveur des personnes âgées et des plus démunis en cette période de crise (2,1 millions d’euros contre 1,95 millions d’euros)
- une accentuation du recours aux emplois aidés et des efforts d’insertion professionnelle, particulièrement nécessaires actuellement (une vingtaine d’emplois aidés en moyenne dans le personnel communal)
- un soutien accru aux crèches associatives (+ 80 000 euros)

 

***

La gauche antonienne pour la hausse des impôts !

C’est lors du dernier Conseil municipal, en plein débat sur le budget 2010, que F. Rivet l’a avoué : augmenter les impôts n’est pas une mauvaise chose !

Antony hebdo, le journal local du Parti communiste, enfonce le clou. Extraits :

« Comme le faisait remarquer F. Rivet, la solidarité entre les citoyens repose dans notre République sur la juste répartition des richesses créées grâce au travail de tous. Et l’impôt en est la traduction. Se vanter de ne pas appliquer ce principe, c’est casser le lien social et faire reposer les dépenses engagées sur l’emprunt donc sur les générations à venir. »

Au moins les choses sont claires, la gauche est en faveur des hausses d’impôts ! Alors même que le pouvoir d’achat de nos concitoyens souffre, elle considère presque comme insultant le fait de ne pas recourir aux hausses d’impôts pour mener ses projets. Nous trouvons qu’il est trop facile de se contenter de faire payer les Antoniens et d’agiter le chiffon rouge de l’emprunt sans faire des efforts de gestion. Aujourd’hui, la ville est peu endettée et l’exécutif n’a augmenté les taux des impôts que de 3% depuis 12 ans !!