Le projet Massy-Valenton, présenté en 2003, est abandonné !
Dans un courrier adressé au Maire en octobre dernier, le Directeur Régional de Réseau Ferré de France a fait part de son intention de « reconsidérer le projet Massy-Valenton ».
Il précise dans sa lettre que « suite aux observations faites sur le projet initial d’aménagement ferroviaire Massy-Valenton secteur Ouest », il va « engager des études qui conduiront à une solution maintenant les emprises ferroviaires actuelles, sans élargissement de la plateforme. »
En clair, ce projet qui nous a été présenté fin 2003 et qui consistait à construire une voie TGV supplémentaire et à réserver un emplacement pour une éventuelle future voie RATP, ce projet qui, dans ce but, élargissait de 10 mètres la plateforme ferroviaire entre la gare des Baconnets et celle de Massy-Verrières, ce qui conduisait à construire un mur de béton montant jusqu’à 8 mètres de haut le long des pavillons de la rue des Chênes, ce projet qui devait faire circuler des milliers de camions remplis de terre dans les rues de votre quartier, provoquer des nuisances de jour comme de nuit, pendant plusieurs années, ce projet est abandonné.
Il est abandonné, d’abord, grâce aux associations de riverains dont les efforts sont récompensés, et que nous félicitons pour l’engagement, l’énergie et le savoir-faire qu’elles ont déployés dans leur combat. Il est abandonné, ensuite, grâce à la ville d’Antony, qui a spécialement délégué un conseiller municipal, Wissam Nehmé, pour suivre ce dossier. Il est abandonné, enfin, grâce au Maire, Jean-Yves Sénant, qui, en tant que conseiller régional, n’a eu de cesse, depuis 6 ans, de protester contre ce projet en votant contre le budget prévoyant les travaux et en déposant de nombreux amendements visant à abandonner le projet.
L’opposition crie à l’instrumentalisation et à une tactique électoraliste du Maire ? Quoi de plus logique ! Elle vote des deux mains, depuis des années, les crédits en faveur du projet Massy-Valenton à la Région Ile-de-France, elle s’abstient ou ne prend pas part aux votes cruciaux lors des vœux présentés en conseil municipal en décembre 2007 et juillet 2008. Pire encore, elle va même jusqu’à interpeller les lobbys en faveur du projet pour tenter de remettre en cause cette décision de RFF ! Les riverains de la ligne apprécieront !
Cette chronologie retrace l’ensemble du dossier Massy-Valenton. On y constate que Jean-Yves SENANT, Maire d’Antony, n’a jamais cessé de proclamer son opposition au projet, tant à la Région Ile-de-France qu’au sein du Conseil municipal. On ne peut pas en dire autant de la gauche qui s’est montrée timide en Conseil municipal et carrément enthousiaste à la Région !
Chronologie
• 18 mai 2000 : signature du contrat de plan Etat – Région
• 7 novembre 2003 : approbation du projet par le Conseil d’administration du STIF
• Février 2004 : le Conseil Municipal d’Antony vote, à l’unanimité, un vœu contre le projet de RFF (créer un lien sur le vœu)
• Janvier 2005 : Jean-Yves SENANT, Maire d’Antony et conseiller régional d’Ile-de-France s’oppose au projet RFF lors du vote du budget de la région. La majorité de gauche vote en faveur des crédits.
Procès verbal – vote du budget 2005 (janvier 2005)

• 9 juin – 13 juillet 2005: Organisation par RFF d'une concertation sur le projet au cours de laquelle 3350 avis sont exprimés, refusant massivement le projet en l’état.
• Juin 2005 : le Conseil Municipal d’Antony adopte, à l’unanimité, un vœu contre le projet RFF, et demande le passage en décaissement des voies sur toute la traversée d'Antony (créer un lien sur le vœu)
• Janvier 2006 : Jean-Yves SENANT, Maire d’Antony et conseiller régional d’Ile-de-France s’oppose au projet RFF lors du vote du budget de la région. La majorité de gauche vote en faveur des crédits
Procès – verbal – Vote du budget 2006 (janvier 2006)

• 10 Mai 2006: réunion publique organisée par RFF pour présenter le projet de suppression du passage à niveau. Les riverains marquent collectivement un refus catégorique aux propositions de RFF, qui ne prennent pas en compte le principe de l’enfouissement des voies.
• Janvier 2007 : Lancement de l’étude décidée en 2006 par la Région pour examiner la faisabilité de plusieurs solutions permettant l’insertion environnementale du projet d’aménagement de la liaison Massy / Valenton sur le territoire de la commune d’Antony.
Le cabinet d’études retenu (Egis Rail) devra étudier et chiffrer plusieurs solutions et faire ses préconisations à la Région Ile-de-France. Parmi ces solutions, devront, au minimum, figurer les trois types de scénarios suivants :
- amélioration des protections acoustiques latérales par construction de murs antibruit avec casquette dans la traversée d’Antony
- abaissement de la voie et construction de murs antibruit
- enfouissement total avec ou sans couverture
• 23 avril 2007 : Signature du Contrat de Plan Etat-Région 2007 – 2013, incluant le projet Massy-Valenton
• 27 juin 2007 : dans l’avis du conseil municipal sur le projet de schéma directeur de la région Ile-de-France, « la ville d’Antony s’oppose à l’aménagement prévu entre Massy et Valenton et à l’augmentation de fret ferroviaire sur cette ligne de banlieue résiduelle ». (lien vers la délib). L’opposition vote contre l’avis défavorable
• 6 septembre 2007 : les deux associations des riverains de la ligne Massy-Valenton, le CDR MaVal et le CELFI sont auditionnées par le Conseil Régional IDF sur le projet de RFF.
A cette occasion, les associations rappellent leur opposition au projet et réclament l’enfouissement des voies.
• 25 septembre 2007 : Dans le cadre du PLU, et face aux nombreuses remarques concernant ce projet, la Commission d’enquêtes émet une réserve afind’intégrer un paragraphe relatif aux voies ferrées, notamment relatif au projet d’interconnexion Massy-Valenton, dans le rapport de présentation du PLU, afin, comme la ville le propose, « de réaffirmer l’opposition de la ville et des habitants à ce projet, du fait des risques environnementaux », avant l’approbation définitive du PLU par le Conseil Municipal.
• 16 novembre 2007 : le Conseil régional d’Ile-de-France approuve les Orientation Budgétaires 2008 incluant le phasage du projet Massy-Valenton : la première phase des travaux côté Orly à réaliser immédiatement, et la deuxième côté Antony, où les travaux ne seront entamés que lorsqu’un accord sera intervenu suite à l’étude d’Egis Rail.
• 6 décembre 2007 : le Conseil Municipal d’Antony adopte un voeu demandant au Conseil régional d’Ile-de-France « de surseoir au lancement de la première phase de l’opération tant qu’un consensus général n’aura pas été trouvé, et, par conséquent, de retirer les crédits inscrits au projet de budget ». (créer un lien sur le vœu)
• 8 décembre 2007 : fin de l’enquête sur le SDRIF, plus de 2200 antoniens se sont exprimés contre l’augmentation du trafic fret et TGV sur la ligne Massy - Valenton.
• 17 décembre 2007 : la majorité PS du Conseil régional d’île de France vote les crédits pour le démarrage des travaux côté Orly et Villeneuve-le-Roi. Jean-Yves SENANT, Maire d’Antony et conseiller régional d’Ile-de-France s’oppose lors de ce vote.
Procès verbal – vote du budget 2008 (décembre 2007)

• Février 2008 : report de l’audition de la société Egis Rail, chargée par le conseil régional île de France, de l’étude d’insertion. A ce jour, la ville d’Antony n’a pas été entendue par Egis Rail.
• Mai 2008 : le Conseil municipal approuve le PLU, dans lequel la municipalité a, conformément à la réserve émise par la Commission d’enquêtes, intégré un paragraphe relatif au projet Massy-Valenton. (créer un lien sur le paragraphe). Ajout du refus de créer l’emplacement rue des chênes
• 12 juin 2008 : remise du rapport de la commission d’enquête sur le SDRIF (lien vers les 2 pages traitant de Massy-Valenton)
• 3 juillet 2008 : le Conseil municipal adopte un vœu concernant le projet Massy-Valenton. L’opposition s’abstient
• 10 juillet 2008 : Le Conseil Régional d'Ile-de-France adopte le protocole relatif aux modalités de réalisation de la partie Est (Villeneuve-le-Roi - Orly) de l'aménagement de la liaison ferroviaire entre Massy et Valenton
• 15 juillet 2008 : Courriers de Jean-Yves SENANT à l’attention de Monsieur BORLOO et Monsieur BUSSEREAU
• Avril 2009 : La municipalité assiste à une réunion d'information, organisée par R.F.F., sur l'interconnexion Sud des lignes à grande vitesse en Ile-de-France. R.F.F y présente les premiers résultats des études fonctionnelles préparatoires au débat public.
• Septembre 2009 : suite à la réunion d'information d'avril 2009 relative à l'interconnexion Sud, et dans le cadre d’une série d’entretiens menés par Réseau Ferré de France avec les élus locaux pour entendre leurs remarques, la municipalité a rappellé que si Antony devait figurer sur le tracé choisi, elle exigerait l’enfouissement total des voies sur toute la traversée de la ville en évitant les zones urbanisées et l'abandon de l'actuel projet Massy Valenton."
• Octobre 2009 : Le nouveau Directeur régional de Réseau Ferré de France informe Jean-Yves SENANT de son intention de « reconsidérer le projet Massy-Valenton ». Courrier du Maire + courrier de RFF
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Le RER B
La ligne B du RER constitue un atout majeur pour notre ville puisqu’elle nous permet d’accéder au centre de Paris en un quart d’heure…Mais trop souvent, cet atout se transforme en cauchemar pour une majorité d’Antoniens ! Depuis plusieurs années, les grèves et dysfonctionnements techniques ne permettent plus de remplir la mission d’intérêt général qui incombe aux transporteurs publics. Antony pour tous dénonce cet état de fait et réclame une reprise en main de cette ligne !

Des grèves à répétition, un service minimum non assuré
La loi du 21 août 2007 sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs, répondant à la demande d’une large majorité de Français, a instauré ce que l’on appelle plus communément le service minimum.
Cette loi vise à limiter les conséquences sur les voyageurs de l’exercice légitime du droit de grève.
Cependant, force est de constater qu’à Antony, les usagers continuent à être pénalisés, et ce de plus en plus souvent. La gare RER d’Antony voit passer plus de 22 000 voyageurs chaque jour, il va sans dire que le fonctionnement de la ligne B joue un rôle prépondérant dans le quotidien des Antoniens.
Et pourtant, cette ligne subit des grèves à répétition. Notre but n’est pas de contester la motivation des grèves car nul ne peut contester ce droit constitutionnel, mais il est de notre responsabilité de dénoncer le non respect de la loi sur le service minimum. En effet, le plus souvent, l’information venant de la RATP est totalement inexistante, laissant dans le flou des milliers de voyageurs, et trop souvent, les service est totalement interrompu.
En tant qu’élus, représentants des Antoniens, nous ne pouvons que condamner ces dérives et nous demandons au S.T.I.F d’agir pour que ces dysfonctionnement cessent.
Mais « Antony pour tous » a réagi en mettant en place, les jours de grève, des navettes de cars municipaux entre le centre-ville et la Porte d’Orléans. Nous estimons qu’il est du devoir de la municipalité d’apporter ce service aux habitants lorsque les transports publics ne remplissent par leur rôle. Les Antoniens qui travaillent, étudient, se déplacent, n’ont pas à subir les mouvements de grèves et n’ont pas à être obligés de prendre une journée de congés !
Pour la Région, tout va bien sur le RER B !
Le Conseil Régional d’Ile-de-France a voté, le 18 juin dernier, un plan de mobilisation pour les transports en Ile-de-France.
Ce plan, discuté avec l’Etat et les départements depuis un an, vise à mettre à niveau le réseau existant de métros et de RER et à réaliser de nouvelles lignes de tramway et de bus en site propre. L’investissement global prévu est très ambitieux : 26 milliards d’euros d’ici 2020.
Malheureusement, et contre toute attente, le projet présenté par l’exécutif régional ne prévoyait aucun investissement sur la partie Sud de la ligne B du RER. Pour la Région, la ligne B-RATP ne posait pas de problèmes !
Jean-Yves SENANT, conseiller régional, à réagi en commission et a déposé un amendement en séance plénière au nom du groupe « Majorité présidentielle », afin de corriger le Plan en y introduisant la ligne B Sud. Après avoir tergiversé, l’exécutif de la Région s’est rallié à cet amendement et a modifié son plan en conséquence.
Cet incident en dit long, toutefois, sur la manière dont la Région est gérée : comment peut-on ignorer la dégradation croissante du fonctionnement de la ligne B, les retards, les suppressions de trains, les pannes qui paralysent le réseau et font manquer les rendez-vous et, pire, les examens ?